Test du Kospet Magic R10
Élégante montre de sport habillée de Kospet avec une excellente autonomie et de très bonnes performances de fréquence cardiaque

Les notes sont contextuelles à la gamme de qualité. Une montre 4 étoiles ultra-économique et une montre milieu de gamme offrent des propositions de valeur différentes.
✓ Avantages
- 9 jours d'autonomie en usage intensif
- Superbe écran AMOLED avec luminosité automatique
- Excellent suivi d'activité
- Bon capteur de fréquence cardiaque
- GPS excellent
- Défilement fluide avec la couronne
- Cadrans excellents
- Apexmove est une très bonne application de contrôle
✗ Inconvénients
- La luminosité automatique est trop faible en intérieur
- Problèmes de contrôle qualité
- Le lever‑pour‑réveiller n'est pas automatisable
Spécifications
- Date de sortie
- Q3 2025
- Prix (septembre 2025)
- 159 £ / 159 $ / 159 €
- Écran
- AMOLED 1,43", 466×466, 1000 nits, Corning Gorilla Glass 3
- Application
- Apexmove
- Processeur
- Actions ATS3085S
- Capteur de fréquence cardiaque
- VC9213-4PD
- Capteur SpO2
- VC9213-4PD
- GPS
- Double bande (L1+L5), 6 systèmes de positionnement par satellite
- Capacité de la batterie
- 450 mAh
- Autonomie
-
- Typique : 12-13 jours
- Intensif : 8-9 jours
- AOD : 3-5 jours
- GPS continu : 15-16 heures
- Test : 9 jours
- Résistance à l'eau
- 5 ATM & IP69K
- Version Bluetooth
- 5.3
- Poids avec bracelet en silicone inclus
- 67 g
- Dimensions
- 46 × 46 × 12 mm
- Type de bracelet
- Largeur d'entre‑corne standard 22 mm
- Fonctionnalités
-
- Fréquence cardiaque
- SpO2
- Suivi du sommeil
- Compteur de pas
- Bilan de santé en un tap
- Exercices de respiration
- Cycle menstruel
- Appels Bluetooth
- Notifications du téléphone
- Prévisions météo
- Assistant du téléphone
- Contrôle de la musique du téléphone
- Minuteries
- Chronomètre
- Alarmes
- Déclencheur d'appareil photo
Contenu de la boîte
Comme pour la Kospet Pulse, l’emballage est excellent : une boîte robuste avec la montre (bracelet pré‑installé), le câble de chargement, le manuel et un film de protection d’écran.
Design et qualité de fabrication
La Magic R10 est compacte et légère, avec un boîtier en acier inoxydable et un dos en polymère. L’unité de test noire est élégante et discrète malgré son boîtier de 46 mm et son épaisseur de 12 mm.
Le design s’inspire clairement de l’Amazfit Balance 2 – un thème qui se retrouve aussi dans le firmware, toujours basé sur GloryFitPro mais avec des améliorations notables.
Avec ses 67 g bracelet en silicone liquide compris, elle est confortable à porter toute la journée et même la nuit. Le bracelet est souple et flexible, et l’espacement des trous permet un ajustement précis. Les bords arrondis partout, en particulier autour de la bosse du capteur, contribuent également au confort général au poignet.
Le dos en polymère brillant se nettoie facilement. Nouveauté sur ces modèles Kospet (P10 inclus) : une lentille de Fresnel au‑dessus du capteur de fréquence cardiaque amélioré.
Sur la droite, on trouve deux boutons : une couronne rotative et un bouton classique. Les accents orange de la couronne rendent très bien et sa rotation / son clic sont fluides, comme sur la Kospet Pulse.
Le matériel est clairement en hausse : Kospet utilise enfin le MCU ATS3085S, offrant de meilleurs graphismes, des fréquences plus élevées et plus de mémoire. Cela se ressent et se voit dans l’interface de la montre, rendant l’expérience bien plus agréable.
Malheureusement, mon exemplaire de test acheté dans le commerce présente deux défauts qui, sans affecter la fonctionnalité, sont agaçants :
- Le bouton du bas reste coincé lorsqu’on appuie dessus de façon excentrée
- L’écran est mal aligné d’environ un degré dans le sens horaire – je ne l’avais pas remarqué pendant un mois d’utilisation quotidienne avant de commencer à le photographier pour le test ; maintenant je ne vois plus que ça.
C’est dommage, car les matériaux et le design sont par ailleurs excellents ; le contrôle qualité doit être renforcé pour éviter ce genre de problèmes.
Écran et luminosité automatique
L’AMOLED de 1,43” est lumineux et percutant. Son pic à 1000 nits le garde lisible en plein soleil et même avec des lunettes de soleil polarisées. Avec 466×466, textes et graphismes sont nets. Il y a une bordure visible autour de l’écran, ce qui est dommage car, vu l’espace disponible, Kospet aurait potentiellement pu intégrer un écran de 1,5”.
Il est protégé par du Corning Gorilla Glass 3 et légèrement en retrait par rapport à la lunette pour limiter les rayures lorsqu’on pose la montre face contre table.
L’affichage toujours allumé (AOD) est pris en charge, mais il réduit considérablement l’autonomie. Le lever‑pour‑réveiller est très réactif et bien plus efficace – c’est ce que j’ai utilisé sans problème.
Les protections d’écran sont faciles à trouver (39/40 mm est la taille idéale), même si cette fois je n’en ai pas posé afin de ne pas gêner le capteur de lumière ambiante.
Nouveauté sur cette gamme : la luminosité automatique – un ajout bienvenu qui économise de l’énergie et est pratique en extérieur lorsque la lumière varie.
Malheureusement, j’ai trouvé que le capteur était mal calibré, avec une marge de sécurité excessive. En intérieur, la luminosité se règle souvent d’elle‑même au minimum lorsque les sources de lumière sont indirectes, rendant l’écran difficile à lire dans des conditions de lumière modérée. À l’inverse, en plein soleil, la luminosité s’arrêtait souvent environ 10 % en‑deçà du maximum, même si cela posait moins problème.
En conséquence, je désactivais généralement la luminosité automatique en intérieur et la réglais autour de 20 %, puis je la réactivais en extérieur où elle fonctionne suffisamment bien. D’autres systèmes permettent de définir une base (par exemple, ma Pixel Watch propose trois niveaux de luminosité automatique). Cela semble être un simple ajustement logiciel, que j’ai d’ailleurs suggéré à Kospet, mais je n’ai malheureusement jamais reçu d’accusé de réception.
Interface de la montre
La Kospet R10 tourne sur une variante du firmware GloryFitPro. L’ancienne application Kospet Fit était un fork personnalisé qui partageait autrefois le même catalogue de cadrans (ce n’est plus vrai avec la nouvelle application ; plus de détails ci‑dessous). Le système est riche en fonctionnalités – l’un des meilleurs dans cette catégorie.
L’interface est intuitive, soignée et relativement fluide grâce au nouveau MCU Actions ATS3085S. Les utilisateurs d’appareils Amazfit seront en terrain connu, l’inspiration étant évidente.
Depuis le cadran, un balayage vers le bas ouvre des réglages rapides modifiables avec de nombreux interrupteurs vraiment utiles :
Un balayage vers la gauche affiche une sélection d’écrans d’applications – anneaux d’activité, météo, fréquence cardiaque, etc. Il ne s’agit pas de vues réduites mais des applications complètes, et la liste est configurable. Les effets de transition sont également configurables et très fluides.
Un balayage vers la droite affiche les notifications. Elles sont regroupées par application pour une liste d’applications principales spécifiques pour lesquelles la montre dispose d’icônes, et tout le reste arrive sous “Autre”. Elles reflètent les notifications de votre téléphone, affichant environ un écran de texte avant coupure. J’aimerais pouvoir faire défiler pour en voir plus et profiter de l’excellente couronne. Apexmove vous permet de sélectionner pratiquement n’importe quelle application installée sur votre téléphone pour relayer les notifications.
Un balayage vers le haut ouvre le panneau de cartes pour l’activité quotidienne, la fréquence cardiaque, le sommeil, les minuteries, et plus encore. C’est la meilleure façon d’utiliser la plupart des applications, et vous pouvez réorganiser ou supprimer des cartes selon vos besoins.
Remarque : certains réglages sont enfouis dans les applications individuelles sur la montre (par exemple, des options plus fines pour la fréquence cardiaque). Ouvrez l’application sur la montre et faites défiler jusqu’en bas pour les trouver.
Un clic sur la couronne ouvre le menu des applications. Il existe plusieurs styles de menu (grille, etc.), mais la vue liste est la plus rapide car elle affiche les noms de tout à l’écran et vous évite de jouer à deviner les icônes. L’ordre de tri semble semi‑aléatoire et n’est pas configurable. Ce n’est pas un gros problème, la montre n’ayant pas un grand nombre d’applications installées.
Cadrans
La montre est livrée avec 10 cadrans préinstallés qui ne peuvent pas être supprimés, un autre cadran personnalisable que vous pouvez configurer avec un fond personnalisé dans l’application, et la montre vous permet d’en installer 4 supplémentaires.
La sélection dans l’application est vaste, et on sent vraiment que Kospet a investi beaucoup de ressources pour doter la nouvelle application d’une sélection vraiment, vraiment bonne de nouveaux cadrans que vous ne trouverez pas sur GloryFitPro / Kospet Fit.
Voici quelques exemples de cadrans par défaut et téléchargés :
Nouveauté sur cette série : la possibilité de personnaliser certaines complications sur certains cadrans inclus – sur ceux‑ci, vous trouverez une icône de stylo pour entrer en mode édition :
Certains cadrans, en particulier ceux fournis d’origine, disposent de leur propre version AOD :
Pour ceux qui n’ont pas d’AOD dédié, la montre affichera simplement un cadran AOD aléatoire issu du pool (séparé) de cadrans AOD.
Autonomie et chargement
L’autonomie est un point fort du Kospet Magic R10. Je suis un utilisateur assez intensif – suivi GPS de toutes mes marches, entraînements réguliers, consultation fréquente des notifications et utilisation intensive des minuteries. Je n’active pas l’AOD, mais je laisse le lever‑pour‑réveiller activé.
Pendant le test, cette utilisation m’a donné environ 9 jours par charge, incluant environ 6 heures d’activité GPS par charge complète. C’est une performance excellente, compte tenu de la batterie de taille moyenne de 450 mAh. Avec l’AOD activé, cependant, l’autonomie tombe à un peu plus de 4 jours.
Le chargement prend environ une heure, selon le chargeur. Et à propos des chargeurs, il faut éviter les chargeurs rapides ; le manuel recommande 1000 mA ou moins. J’utilise généralement un port USB d’ordinateur portable pour rester dans la plage sûre.
Surveillance de la santé
Comme d’autres montres, la Kospet Magic R10 couvre les bases : suivi de la fréquence cardiaque 24/7, oxygène sanguin (SpO2) et suivi du sommeil – plus quelques extras plus discutables comme le stress et “l’état émotionnel”.
Fréquence cardiaque et SpO2
Pour la mesure de la fréquence cardiaque, la montre utilise le capteur VC9213‑4PD (PD : photodiode, le composant de détection) de VCare (la même société derrière le problématique VC30F‑S sur les montres GloryFitPro ; voir le test du K67A). Il hérite de certains des défauts de ce capteur – notamment de brèves valeurs élevées lorsqu’il s’active.
Cependant, il est nettement meilleur que le VC30F‑S et clairement supérieur au VC9202+VP60A2 à 2 photodiodes de la Kospet Pulse et des séries Tank T3 / M3. Les quatre photodiodes réduisent la latence et le jitter, offrant un meilleur suivi lors de cardio non stable (par exemple, musculation).
Cette génération ajoute également une lentille de Fresnel au‑dessus du capteur – une amélioration bienvenue. Vous pouvez voir la nouvelle disposition ci‑dessous : LED au centre, quatre photodiodes autour.
La fréquence cardiaque et la SpO2 en suivi continu sur la journée fonctionnent sur un intervalle configurable (5–60 minutes). Le capteur de fréquence cardiaque se réveille également lorsque l’écran s’allume pour fournir des mesures en direct si votre cadran comporte une complication FC.
Vous ne pouvez pas régler une fréquence cardiaque vraiment continue, ce qui éviterait les pics à froid et améliorerait le suivi au prix d’un peu d’autonomie – un compromis que j’accepterais volontiers. Malgré tout, Apexmove lisse les valeurs aberrantes lors de l’agrégation des données, et les graphiques quotidiens de FC sont raisonnables. Mais cela m’agace, car l’application de fréquence cardiaque de la montre les affiche.
Vous pouvez aussi augmenter l’échantillonnage lorsque de l’activité est détectée, mais ce réglage se trouve uniquement dans l’application Fréquence cardiaque de la montre (pas dans Apexmove).
Suivi du sommeil
J’ai trouvé le suivi du sommeil étonnamment correct par rapport à ma Pixel Watch 2 et son algorithme récemment mis à jour.
Elle détecte de manière fiable les heures de coucher et de réveil et donne un ordre de grandeur raisonnable pour les phases – en particulier le sommeil profond. Elle manque souvent les brefs réveils (par exemple, aller aux toilettes) et a tendance à classer une partie du REM en sommeil léger, mais la précision globale est bonne.
Voici une comparaison sur une nuit. Il existe une variation d’une nuit à l’autre, mais la tendance générale est cohérente.
Stress, état émotionnel et bilan de santé en un tap
Cette fonction mesure la fréquence cardiaque pour en déduire un score de stress. Cela semble raisonnablement cohérent, mais l’utilité reste limitée – plus une curiosité qu’un véritable outil.
Quant à “l’état émotionnel”, je ne sais pas vraiment ce que c’est censé représenter ni comment c’est calculé, donc je ne peux pas juger de sa précision ou de sa valeur.
La fonction de bilan de santé en un tap permet de vérifier tous vos paramètres biométriques en même temps : fréquence cardiaque, oxygène sanguin, état émotionnel et niveau de stress. La fonction nécessite de rester immobile pendant 60 secondes complètes.
Fonctions sport et plein air
Modes sportifs
Le Kospet Magic R10 couvre un large éventail d’activités, de la course et du vélo à des sports plus spécifiques. Il y a plus de 180 modes, dont 16 que Kospet appelle “ApexMotion Sports Modes”, même si je n’ai pas trouvé de détails au‑delà de ce texte de communiqué de presse :
[ … ] 16 modes sportifs spécialisés ApexMotion – optimisés pour une précision accrue lors d’activités dynamiques telles que le badminton, le cyclisme et la natation – conçus pour offrir une meilleure précision des données et un suivi plus réactif.
Le suivi est globalement solide, et une grande partie des données est visible directement sur la montre. Les enregistrements d’entraînement sont détaillés ; vous n’aurez besoin de l’application que pour les cartes, les graphiques de fréquence cardiaque et les analyses plus poussées.
Suivi GNSS, altimètre barométrique et boussole
Le GNSS est un autre point fort du Kospet Magic R10. La montre utilise un module double bande (L1+L5) qui prend en charge six constellations – GPS, GLONASS, Galileo, BeiDou, QZSS et NavIC.
Tant qu’elle actualise de temps en temps les données AGPS via l’application, j’ai systématiquement obtenu un fix en moins de 15 secondes dans ma ville – un très bon résultat compte tenu des immeubles environnants.
Le suivi est assez précis – pas tout à fait au niveau des montres haut de gamme, mais largement suffisant dans les canyons urbains avec une bonne fiabilité.
Ci‑dessous, une marche en ville. Le segment surligné montre une petite oscillation où la montre a cru que j’avais traversé la route vers l’ouest (environ 5 mètres d’écart). C’est au milieu d’un canyon urbain – à peu près le pire cas pour le GNSS, mais sinon c’est généralement presque parfait.
En plus du GNSS performant, il y a un altimètre barométrique – utile en extérieur, mais avec les mises en garde habituelles. La pression atmosphérique varie avec la météo, donc les mesures dérivent ; ne vous y fiez pas aveuglément. Une belle amélioration par rapport au GloryFitPro d’origine est l’étalonnage de l’altimètre basé sur le GNSS, effectué manuellement ou automatiquement pendant une activité suivie par GNSS.
L’étalonnage automatique fonctionne suffisamment bien ; toutefois, il n’est pas parfait : au début de l’activité, la montre enregistre l’altitude non étalonnée qu’elle avait, faussant les résultats. Vous pouvez le voir ci‑dessous dans la marche en extérieur. J’aimerais aussi des alertes en cas de chute rapide de pression, souvent signe de mauvais temps à venir.
Il y a également une boussole, pratique pour la navigation. Elle s’étalonne rapidement avec un mouvement en huit et reste calibrée assez longtemps. En plus de l’application boussole dédiée, elle est aussi disponible sur l’écran de suivi pendant les activités GNSS pour un meilleur contexte d’itinéraire.
Ci‑dessus, l’application boussole autonome, à côté de la même vue sur une Amazfit T‑Rex 3 Pro – la ressemblance est évidente, un thème récurrent dans le firmware de Kospet hérité de GloryFitPro.
Compteur de pas
L’une des fonctions les plus basiques des montres intelligentes, mais ici elle est bien réalisée : alors que de nombreuses montres ont tendance à surcompter à la maison, celle‑ci ne le fait pas, fournissant un total quotidien réaliste. Les nombres de pas d’activité sont également très proches de ceux de montres intelligentes plus chères.
Suivi sportif et tests
J’ai porté la montre pendant environ quatre semaines aux côtés de mon appareil de référence – la fiable Pixel Watch 2, connue pour son capteur de fréquence cardiaque précis et son bon suivi d’activité. J’ai enregistré chaque marche et chaque entraînement – randonnée, elliptique et musculation – puis sélectionné quelques séances représentatives pour ce test, en privilégiant celles qui étaient un peu moins que parfaites.
Globalement, les métriques étaient assez comparables : fréquence cardiaque et pas précis, calories brûlées dans une fourchette raisonnable, même si les mesures de distance montraient quelques incohérences sur les activités suivies par GNSS. Un peu de polissage du firmware, qui, j’en suis sûr, bénéficierait aussi aux autres montres Kospet étant donné que tous les firmwares ont la même lignée.
¹ “Référence” utilisé au sens large – je prévois d’ajouter du vrai matériel de référence, comme une ceinture pectorale, pour de futurs tests.
Marche en extérieur suivie par GNSS
La distance et les pas ne concordaient pas totalement. La différence de pas est compréhensible – je portais des choses et les montres étaient sur des bras opposés. L’écart de distance est moins clair : la valeur de 2,59 km de la Pixel Watch 2 est correcte, tandis que la Magic R10 a enregistré 2,32 km. Malgré des traces GNSS similaires, la R10 s’est peut‑être trompée en se basant sur le nombre de pas plutôt que sur la trace GNSS pour la distance.
Le problème d’étalonnage de l’altimètre barométrique est également visible – il semble s’être réétalonné via GNSS au milieu de la marche, alors qu’il aurait dû le faire dès l’acquisition du fix GNSS sur l’écran d’attente avant de démarrer l’entraînement.
Elliptique
Sur l’elliptique, les métriques sont plus simples et l’alignement plus serré. C’est essentiellement un entraînement cardio, donc la fréquence cardiaque et le suivi des calories brûlées sont vraiment les principaux indicateurs à considérer.
J’ai choisi cette séance en particulier car c’était la seule où j’ai trouvé quelques petits problèmes. La R10 a manqué une brève chute de FC au début de la séance, lorsque j’ai dû descendre de la machine quelques secondes. Même chose pendant le retour au calme. Mais dans l’ensemble, et sur de nombreuses autres séances d’elliptique, le suivi a été impeccable.
Un ajout appréciable de la Kospet que Fitbit ne fournit pas est un nombre de pas pendant la séance. Un bonus bienvenu.
Musculation
La musculation est généralement difficile pour les capteurs optiques portés au poignet en raison des mouvements de l’avant‑bras et du poignet qui entraînent un déplacement plus important de la peau sous le capteur. La fréquence cardiaque pendant la musculation est également tout sauf stable, avec des augmentations et diminutions rapides au fil des séries – ce qui est notoirement difficile à suivre pour les capteurs optiques de fréquence cardiaque.
Un conseil, valable pour toute montre intelligente : assurez‑vous de la porter plus haut sur l’avant‑bras, à au moins 3–4 cm de l’os du poignet. Des bracelets non extensibles peuvent aussi aider.
La bonne nouvelle, c’est qu’au fil de nombreux entraînements différents, la R10 s’est très bien comportée, bien mieux que ce à quoi je m’attendais, capturant la plupart des pics. La nouvelle configuration de capteur porte vraiment ses fruits ici.
Fonctionnalités de montre intelligente
La Magic R10 couvre bien l’essentiel : miroir de notifications, contrôles de musique, météo et une poignée d’applications simples.
Quelques points forts :
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Notifications / messages : vous ne lisez pas vraiment de longs messages sur la montre ; elle reflète les alertes de votre téléphone. Elles sont regroupées par application et fonctionnent de manière fiable. WhatsApp et consorts affichent pas mal de texte, même si moins que les montres KrikiOS comme la FT66. Apexmove vous permet de choisir pratiquement n’importe quelle application à transférer.
-
Alarmes : réglables directement sur la montre et très fiables. Fortes aussi – vous ne dormirez pas à travers.
-
Minuteries : peuvent tourner en arrière‑plan ; vibration uniquement, mais la longue vibration les rend difficiles à manquer.
-
Appels Bluetooth : haut‑parleur et micro sont solides. Les appels étaient clairs dans les deux sens et ont parfaitement fonctionné lors des tests.
-
Météo : la meilleure application météo que j’ai vue sur de nombreuses montres, y compris certaines plus haut de gamme : conditions actuelles plus prévisions sur 12 heures et 7 jours dans une présentation claire et lisible.
-
Localiser le téléphone / la montre : fonctionne dans les deux sens et bénéficie de la bonne portée Bluetooth de la montre.
L’application : Apexmove
Jusqu’ici, Kospet utilisait une version relookée de GloryFitPro appelée Kospet Fit. Avec la série Magic, ils ont lancé une nouvelle application, Apexmove, qui ressemble à une refonte complète. Elle est meilleure sur presque tous les plans – de la présentation des constantes vitales à la gestion de la montre – y compris l’appairage de plus d’une montre à votre téléphone.
Kospet a également construit sa propre bibliothèque de cadrans. Vous en reconnaîtrez quelques‑uns de GloryFitPro, mais la plupart semblent exclusifs à Kospet. La qualité est élevée et le choix abondant. Certains cadrans sont payants, mais ce n’est pas gênant vu le nombre d’excellentes options gratuites.
La connectivité est solide. La montre a une portée Bluetooth impressionnante, donc notifications et appels passent de manière fiable lorsque vous vous déplacez chez vous avec le téléphone ailleurs.
Bugs, problèmes et retours envoyés à Kospet
Je suis tombé sur quelques problèmes :
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Le lever‑pour‑réveiller ne peut pas être automatisé. Sur les montres GloryFitPro, il est lié au mode Ne pas déranger (et donc automatisable). J’ai signalé cela à Kospet pendant les tests (la Kospet Pulse a le même problème), mais ils ont indiqué que c’était voulu. C’est agaçant, car vous devez le basculer manuellement chaque jour – sinon l’écran s’allumera et éclairera votre chambre la nuit dès que vous bougez.
-
À plusieurs reprises, Apexmove a perdu des données de santé : elles disparaissaient de l’application alors qu’elles étaient toujours présentes sur la montre et refusaient de se resynchroniser malgré les rafraîchissements. Cela s’est aussi produit lors des tests de la Kospet Pulse.
-
Le problème de luminosité automatique mentionné plus haut. Je n’ai pas reçu de confirmation qu’il serait corrigé.
J’ai tout signalé via l’application. Kospet a été réactif, mais à ma connaissance aucune correction n’a encore été publiée.
Conclusion
La Magic R10 de Kospet se place idéalement pour les utilisateurs du quotidien et les amateurs de fitness qui ne veulent pas de la lourdeur de Wear OS ou watchOS. Le matériel donne l’impression d’être une classe au‑dessus des montres économiques typiques : un AMOLED 1,43” net, une couronne fluide et le nouveau MCU ATS3085S rendent l’interface rapide et agréable. L’autonomie est un atout majeur – environ neuf jours par charge avec mon usage intensif – et les performances GNSS sont solides pour le prix, avec des fix rapides et un suivi fiable en ville.
Les fonctions de santé sont solides pour un appareil non médical. Le nouveau capteur de fréquence cardiaque suit bien aussi bien lors d’efforts réguliers que d’entraînements cardio plus saccadés, gérant les variations rapides de fréquence cardiaque en musculation, même si des pics à froid subsistent et qu’il n’y a pas de véritable option de FC continue. Le suivi du sommeil est étonnamment correct. La couverture sportive est large, les enregistrements sont détaillés sur la montre, et l’altimètre barométrique ajoute du contexte – malgré un petit défaut d’étalonnage au début des activités.
Cela dit, tout n’est pas parfait : la luminosité automatique est trop conservatrice en intérieur, et mon exemplaire présentait de légers problèmes de contrôle qualité qui font malheureusement baisser la note finale. Malgré cela, autour de 150 £, la Magic R10 offre un très bon rapport qualité‑prix, même si, dans cette gamme, vous avez des options plus riches en fonctionnalités chez d’autres marques. Kospet lance souvent des campagnes de réduction, donc il y a de bonnes affaires à faire si vous gardez l’œil ouvert.
Pour toutes ces raisons, et malgré ces réserves, j’adore absolument porter cette montre – j’ai certes une liste croissante de montres à tester, mais je reviens régulièrement à la R10 simplement parce qu’elle est très agréable à porter et superbe à mon poignet.